Valentin
"Doux-dingue soiffard de défis, amoureux des extrêmes". Bien, bien... Faut que je justifie ça maintenant. En réalité, après m'être rendu compte que dans une piscine on flotte, que sur un terrain de tennis on court moins qu'en essayant de rattraper un bus, que sur un cheval c'est le cheval qui fait du sport, qu'en skis on glisse, que le basket c'est sympa mais bien trop énervant quand son partenaire foire un lancer décisif à trois secondes de la fin, j'ai ressenti le besoin de me tourner vers autre chose...
Avec le kickboxing, arrêté depuis pour cause de non-présentabilité au boulot, et le squash que je pratique toujours à haute dose, j'ai découvert le goût de la sueur et de l'effort extrême, le plaisir personnel de repousser toujours plus loin les limites de mon corps... Aujourd'hui, le sport est une drogue, un moteur, un élément indispensable à mon équilibre...
Cette addiction m'a déjà poussée une fois par le passé à aller taquiner les flancs du Mont-Blanc. Il m'a fallut renoncer à 4264 mètres pour cause de mauvais temps et d'affaiblissement de mon partenaire de cordée dû aux effets de l'altitude. Je sais donc qu'à ces moments là on ne se pose pas longtemps la question de continuer ou pas... On se fait humble, on se tait face à l'inégalité écrasante de la nature. Mais il était bien entendu hors de question d'abandonner cet objectif, ce qui a donné lieu à l'aventure qui se profile aujourd'hui et que je suis infiniment heureux de partager avec vous sur ce blog...
Christophe
J'ai découvert les premières joies du sport sur un Tatami. A 6 ans, je pratiquais assidûment le judo pour aller décrocher une précieuse ceinture bleue vers l'âge de 11 ans. Attiré par l'élément aquatique, je quittais le dojo pour la piscine au Club Athlétique de L'Hay-les-Roses (94) où, sous l'impulsion d'un entraîneur tyrannique mais néanmoins charismatique, je grapillais les secondes au fil des longueurs pour nager le 100 mètres nage libre sous la minute et taquiner 1'05" aux 100 mètres papillon vers l'âge de 15 ans. C'est à ce moment là que j'ai participé à mes premiers championnats de France universitaires.
Le sport, ce fût aussi une pratique assez régulière du tennis, de la voile et des régates sur dériveur (420 et Laser), des sports de combat (Viet Vo Dao et Boxe Française) et bien évidemment du ski alpin. Après toutes ces années de pratique intensive, j'ai laissé de côté ces activité pour une vie plus sédentaire propre à la vie des affaires. Voila trois ans que j'ai arrêté de fumer et que j'ai progressivement repris une activité sportive régulière. Ce défi représente pour moi une forme d'idéal. C'est l'envie de montrer que la volonté peut venir à bout des challenges les plus inatteignables en apparence. C'est le désir de retrouver ma forme après des années d'excès. Mon sommet à Moi, c'est celui du mental que j'ai envie d'élever plus haut.
Eric
Avant de venir me polluer les poumons dans la capitale, j’ai effectué des études de STAPS en Alsace, qui m’ont permis de toucher à un peu tous les sports, du ski alpin à la natation synchronisée, en passant par le rugby, la danse ou encore la lutte. Si je n’ai pas tout stoppé depuis que j’ai emménagé à Paris, je dois bien reconnaître que la montagne semble bien loin. J'essaye pourtant d'y retourner de temps en temps pour un raid aventure ou pour un peu de rando.
Je l’ai souvent regardé avec envie, mais, à mon grand regret, je ne me suis encore jamais frotté au Mont-Blanc et je suis très heureux à l’idée qu’il ne me reste plus que trois mois à attendre avant d’y aller. Cela fait bien longtemps que j’en parle, avec la ferme intention d’y arriver ! Fan de ski, j’aurais bien entendu préféré le redescendre de cette manière, mais ça, ce sera pour une prochaine aventure...
D’un point de vue personnel, j’avoue que, au-delà de l’envie évidente que j’ai de réussir ce challenge, j’appréhende cette ascension. Je ne veux pas être le « maillon faible » de cette équipe, et j’ai la ferme intention de ne rien lâcher avant d’avoir gravi les 4808,75 mètres de cette petite colline !
Fred
Natif de Lyon, il est clair que je connais bien la montagne bien que je sois plus ski qu’escalade. Mais voilà, le temps a passé, la montagne s’est éloignée et j’avoue avoir quelques appréhensions.
Coté physique, j’espère que la sueur laissée sur les tatamis n’aura pas été vaine et je pense que trois mois me seront suffisants pour retrouver le corps nécessaire à l’expédition (ma plus grosse crainte vient des blessures accumulées).
Coté mental, bien que certains me pensent dérangé, les fondements acquis avec la pratique des arts martiaux me seront certainement d’un grand secours. Si le corps faibli, je sais que je pourrais compter sur l’esprit pour me porter jusqu’au sommet.
Coté motivation, tout est clair dans ma tête : je vais être le blogueur le plus haut d’Europe alors ce n’est pas un peu de neige qui va me stopper dans mon ascension.
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